Mexique. Premiers pas en Amérique latine.

Le Mexique. Ça faisait déjà un an ou deux que cette histoire me trottait dans la tête. Vais-je un jour pouvoir marcher dans les pas des conquistadors espagnols ?

Pas réellement fan de ce genre de gars, mais avec le nom que je porte, je me sens un peu de la famille. J’avais repoussé ce voyage aux Amériques une première fois il y a quelques années pour cause de cyclone, et je m’étais rabattu sur l’Inde.

Cette fois, toutes les conditions sont réunies pour un trip au pays des Mayas.

J’ai bien l’intention de me gaver de ruines et d’histoires précolombiennes. Comme à l’accoutumée, je n’ai rien prévu, juste suivre mon instinct en évitant de me perdre !

J’ai choisi la solution la moins chère : Cancún. Au lieu du tourisme de masse, cette ville de la péninsule me donne un accès facile à plusieurs itinéraires. Le Yucatan, Chiapas, rejoindre la Panaméricaine

Début de mon voyage aux Amériques

Comme le chantait Hervé Paul, les histoires se ressemblent, quelque part ou ailleurs…

drapeau du mexique
Cancun

Atterrissage au Mexique réussi dans la péninsule du Yucatan, à Cancun, avec un peu de retard suite à une réparation de réacteur à La Havane. Trois heures sur le tarmac cubain sans la moindre explication.

MEXIQUE

Passage de l’immigration sans problème. Ça file vite, pour une fois mes bagages sortent dans les premiers. Direction l’Hostel de Tulum ou j’ai réservé une chambre dans un bungalow en bois. Il pleut grave, j’espère que c’est étanche ! Je suis mort de fatigue. Dans ce sens-là, le décalage horaire à un mauvais effet sur moi. Je suis debout depuis plus de 24.                                       Je me couche sans même aller manger.

                              Il est 21 h.

 
 

Réveillé à 7 h. Je pars à la recherche d’un endroit pour prendre un petit-déj, j’ai les crocs. Pas grand-chose de connu dans le coin, je suis trop loin de la zone à touristes et il est trop tôt.

Je trouve quand même quelque chose de sympa et j’ingurgite mon premier plat mexicain. Œufs au plat, les fameux  huevos rancheros mexicains , avec sauce aux piments, purée de haricots rouges et fromage, jus d’orange, confiture, pain grillé, thé et tortillas. Je suis gavé !

Il fait toujours un temps pourri.
Je tourne un peu dans le coin, puis tout commence à se réveiller. Les commerces ouvrent petit à petit et le soleil montre son nez.

Huevos rancheros
Tortillas

Il faut que je me réhabitue à la chaleur, je dois aussi me mettre à apprendre la langue, sinon je vais galérer.
Demain, j’entame la visite des sites précolombiens du pays. Direction donc la gare routière pour quelques infos de base.

Piste, village mexicain proche de Chichen Itza

PISTE

Du village mexicain de Piste au site de Chichen Itza il n’y a qu’une demi heure de marche. Idéal pour s’échauffer.                                A l’ouverture de l’endroit, je suis le seul. C’est assez magique de se sentir la, devant la Pyramide de Kukulcán  entourée de gazon fraîchement tondu.

Pyramide de Kukulcán Chichen Itza Mexique
Pyramide de Kukulcán, El castillo

 

 

Je profite de ce moment de solitude pour inspecter les plus grosses pièces avant le débarquement massif de touristes.

CHICHEN ITZA

En effet à partir de 10 h 30 ça se bouscule au portillon. À l’arrivée de la foule, il ne me reste plus à voir que les ruines des temples enfouies dans la végétation et le puits aux sacrifices.

 Pour retourner à l’entrée, je traverse les étals de bibelots spécialement conçus pour nous les gringos en voyage au Mexique. Ça valait le détour.

Retour à Piste

J’ai droit à une panne d’électricité à l’hôtel, tout a sauté. La bonne affaire tourne à la mauvaise !

Piste n’est pas très animé, en général les bus de Cancun vont sur le site précolombien et repartent ensuite de la même façon.

 Je tente une petite bière avec cacahuètes au citron et piment dans un bar qui me fait penser à un épisode de Zorro.       Tranquille jusqu’à l’arrivée d’un pochard made in Mexique qui commence à s’énerver, car je ne veux pas comprendre qu’il a envie d’une autre bibine. Par chance, la pluie se met à tomber, j’en profite. Cassos !

Quitter Piste

6 h 15 tout le monde dort. J’essaye de quitter l’hôtel, mais les grilles sont cadenassées.  Personne !

Enfin, quelqu’un vient à mon secours avec des clefs et je chope le bus de Mérida de justesse.

Merida

La cité blanche, une des principales villes de la province de Chacàn s’avère être une destination sympa et colorée. Touristique, car passage obligé pour Uxmal.

Là je loge juste en face de la station de bus dans une vielle bicoque pour 100 M$ propre et calme.

Merida au Mexique
Merida city

UXMAL

De bonne heure dans le bus pour y finir ma nuit en direction du site maya d’Uxmal. A l’arrivée, quatre personnes descendent et l’on parle tous la même langue.

Un couple de Bretons et une Québécoise. On attaque la visite, Bretagne d’un côté, Québec France de l’autre. Rendez-vous dans 2 h 30 pour le retour.

Uxmal

Superbe endroit, mais gavé d’abeilles ! On se retrouve devant l’entrée comme prévu avec au passage un nouveau tandem de froggies parigots. Annick, la Québécoise nous quitte pour Campeche, elle était venue avec son sac à dos, apparemment elle était mieux renseignée que nous.

 On peut donc laisser ses affaires à la consigne pour visiter tranquille !

Nous voilà partis à l’hôtel où logent les Parisiens pour prendre un verre en attendant le départ. Mathieu et Marjorie sont morts de fatigue, ils voyagent en bus de nuit et visitent le jour. Ils profitent de la piscine et de la douche pour se refaire une petite santé. Finalement, on quitte tous les lieux en voiture avec Thierry et Séverine qui nous embarquent généreusement avec eux jusqu’à Mérida. Qui a dit que les Parisiens étaient des cons ? (Moi)

Uxmal
Uxmal

La seule consigne pour voyager en automobile sur les routes du Mexique : faire les gogols si les autorités vous arrêtent, on ne comprend pas on ne paye pas !

Controle de police au Mexique
Controle routier au Mexique !

A la gare routière, les Bretons nous lâchent pour leur autre bus de nuit jusqu’à Cancún. Thierry lui craque au niveau bouffe. Je lui parle du Don Corleone, et direction la pizzeria reconnaissable à son vélo qui pend au-dessus de la porte d’entrée.

Heureusement, Séverine se trompe en passant la commande, car on se retrouve devant un énorme truc, une pizza genre 4 pour  2.

Pour finir, un petit Kf au El Yoho, et chacun reprend sa route de son côté. A suivre.

posada corto maltes

 Devant mon hôtel une surprise m’attend encore. Fermeture ! Je sonne et on m’annonce que je dois quitter ma chambre, car faute d’avoir payé l’électricité elle a été coupée. Je fais mon sac à l’arrache et j’emménage pour la nuit quelques mètres plus loin. 

Bus pour Campeche.

Là-bas, je dois retrouver Annick from Québec aux Piratas, un guesthouse au décor de pirates. De mon côté, je campe au Monkey hostel, avec vue juste sur la place centrale. Correct et accueil super agréable.

Petite rues et cœur de la ville avec un air colonial, intéressant bien que les prix soient plus appuyés qu’ailleurs.

L'eglise de Campeche
Campeche
Campeche
Campeche

Logistique et bavardages de voyage

Linge sale oblige je pars à la lavanderia et ensuite direction Las piratas.

Là, je retrouve donc Annick accompagnée d’une autre française, Mathilde. On s’eloigne tous les trois à la recherche d’un endroit calme au bord de l’eau pour boire un verre.

En chemin on est rejoint par un troupeau de backpakers. Dans le lot Ghislain, un fou. Un dingue qui a descendu une partie du Mékong au Laos, seul sur une pirogue et qui s’apprête à renouveler l’expérience ici.

Bavardages et échanges d’infos et d’autres aventures antérieures devant un pichet de Sol agrémenté gracieusement de tapas. Français oblige on charrie un peu notre Québécoise sur sa star nationale : Céline, qu’elle s’empresse de défendre.

Routine de  backpackers

Après deux jours ensemble chacun s’en va à nouveau dans sa propre direction…

Bus de nuit pour Palenque. Arrivé à l’aube et en forme, je pars aussitôt sur le site des ruines de ce patrimoine mondial de l’Unesco, à pied comme un con. En chemin, un combi me ramasse, heureusement, c’est hyper loin !

 Bizarrement, il n’y a pas foule. Pyramides mayas toujours aussi impressionnantes, je ne rentre pas dans les détails, tout le monde n’aime pas.

Comment rejoindre la frontière du Guatemala

De retour en ville après cette balade j’ai la dalle, comme d’hab. ! Je m’avale un demi-poulet accompagné de tortillas, de salade et de spaghettis pour 40 M$. Dans la foulée, je dois prendre un combi chez Chamoan pour Frontera Corazal.

Ruines de Palenque
Ruines de Palenque
Ruines de Palenque
Frontiere Mexique Guatemala

Frontera Corazal

Le bus régional me dépose à presque 1 km de la rive du Rio Usumacinta, le fleuve qui fait office de frontière entre le Mexique et le Guatemala.
Je suis contraint de finir à pied dans la poussière et sous un soleil de plomb.

Je m’installe à la Posada Lisbeth à 100 M$ avec eau chaude, tout neuf. Evitez absolument l’Escudo Jaguar, l’hôtel matraque sur la bouffe, les chambres et les lanchas (les barques locales).

En parlant de bateau, il m’en faut un pour aller à Yaxchilan, mais je suis seul. 400 M$ deux heures de navigation aller-retour.

le site de Yaxchilan au Mexique
le site de Yaxchilan

Le site de Yaxchilan

Rien que la balade sur l’Usumacinta vaut le détour. Vraie promenade à la Indy au milieu de cette végétation mythique à couper le souffle.
En plein cœur de la forêt se cachent des vestiges mayas recouverts de mousse, d’arbres et autres.

Il va pleuvoir, car les singes hurleurs se font entendre, mais reste invisible.
Fin du parcours après 2 bonnes heures de marches. Retour par voie fluviale et la pluie tombe.

singe huleur
singe huleur

 Rien à faire ce soir, ici c’est un peu le bout du bout. Juste se laisser tenter par la gastronomie mexicaine.

Demain je traverse et je continue ma route au Guatemala.

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