Plus de nomades!

C’est fini pour les nomades !

Bizarrement dans cette région qui a vu passer des milliers de voyageurs étrangers suivant les caravanes des routes de la soie, il n’est plus vraiment possible d’être un voyageur.

Enfin, avec un sac à dos !

Je ne peux pas me rendre à Tashkugan, car pour emprunter la route du Karakoram il faut maintenant réserver son voyage trois jours à l’avance, via une agence bien sûr !

J’entreprends donc une excursion vers Karghilik . J’ai prévu d’y faire une halte pour la nuit sur ma route vers Hotan. Premier checkpoint, tout va bien. Deuxième OK. Et là au troisième, problème ! Apres une demi-heure de palabre dans des langues différentes, la police adjoint une voiture d’escorte à mon bus jusqu’à mon arrivée.

Je commence la recherche d’une chambre pour la nuit, pendant qu’une voiture de police me suit. Nada ! C’est donc naturellement que je fini par m’adresser à eux. En fait à Karghilik , contrairement à ce qui est écrit dans mon guide de voyage, aucun hôtel n’acceptes plus d’étrangers à la region.


Premier contact avec la police locale


Je m’affale sur un banc en leurs demandant quoi faire. A partir de là je suis pris en charge par un policier en civil. D’abord, il m’offre trois bouteilles d’eau puis me demande si j’ai mangé. Je refuse l’invitation à un barbecue chinois. Je veux juste trouver un logement ou un moyen de partir. Arrive deux agents des relations publiques de la sureté intérieure qui me demandent ou je compte me rendre. J’opte pour Hotan, en même temps je n’ai pas le choix !

Pas de bus.

Alors elles passent au niveau supérieur. Elles contactent leur chef qui débarque dans une grosse voiture banalisée. Super il parle anglais. Il m’explique qu’ils m’ont trouvé un véhicule ( un civil réquisitionné) qui va m’emmener à Hotan. Tout de suite, il m’attend au poste de police à la sortie de la ville.

Convoi particulier

Tout le monde m’accompagne. Arrivée à la barrière, au garde à vous et un land cruiser qui va me conduire gratuitement à Hotan.
Autoroute, pause clope, essence…au bord du désert.
On approche de la ville. Recommence alors la valse des contrôles de police.
Tout va bien jusqu’au dernier ou là encore, après une heure de discussion, on m’adjoint une voiture d’escorte jusqu’à l’entrée de la ville.


Hotan

Il est 23H00 et je ne sais toujours pas où dormir.
Après m’être fait refouler de cinq hôtels, interdits aux étrangers, je trouve enfin un lit. Dans l’ascenseur je rêve déjà d’une bonne douche. Mais je n’ai pas le temps d’enlever mes chaussures que la réceptionniste et un agent de sécurité débarquent pour me dire que je n’ai pas le droit de dormir ici ! Retour à zéro et j’en ai franchement plein les bottes. Je m’assois devant la porte de cet hôtel et je décide de dormir la, dehors.
A peine dix minutes plus tard la police débarque, je me dis que je suis bon pour un lit en cellule. Il s’agit encore du service de relation publique de la sureté intérieure qui va me trouver une chambre. Je fini au West Lake Yin Du à 12H30, et je vais enfin pouvoir dormir et chercher une autre chambre pour demain sur internet, car ici c’est un peu au-dessus de mes moyens.
Je fais ma réservation en ligne et au retour de mon petit dej je reçois un message : N’accepte pas les voyageurs étrangers !
Cette fois il faut que je quitte cette région, pas très propice au voyage en solo, car je ne veux pas passer mon temps à me faire contrôler par la police ou me faire refouler des hôtels. Aucune connexion ne marche ! Après grand renfort de sourires (j’ai fait mon max) la brave réceptionniste me cherche un vol pour Urumqi. Chose faite je plie mes bagages, à peine dépliés d’ailleurs et je file à l’aéroport.
Tout juste passé le scanner de sécurité, je suis déjà alpaguer par la police pour la 140 ème photos de mon passeport.

escorte de police


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